Bonjour! A travers ce blog, vous pouvez revivre mon séjour en Tunisie, avec photos, vidéos et bonne humeur à la clé! Bonne visite!
Après Sousse, Hergla et Kairouan, on fait aujourd’hui un saut dans le sud ouest de la Tunisie, à Tozeur.
Voir sur GoogleEarth (Explications)
Depuis Kairouan, c’est après plus de 2 heures de route que nous arrivons à Gafsa. Cette ville minière et industrielle n’est pas très intéressante, mais marque l’entrée véritable dans le désert tunisien.
Entre Gafsa et Tozeur.
La route…
C’est assez impressionnant : les 100 km se font en moins d’une heure. En effet, on enchaine les lignes droites de 20 bornes dans une grande plaine. Il n’y a quasiment plus de végétation, la visibilité est excellente. Le long des montagnes qui bordent la plaine, on remarque de temps à autre des palmeraies, ou encore des mirages. Un peu comme dans Lucky Luke…
L’arrivée à Tozeur est étonnante : en plein désert, nous nous engageons dans un boulevard tout neuf, bien arrosé. A droite, un panneau pointant l’aéroport. A gauche, des serres pour la culture de légumes…
En fait, Tozeur est une oasis énorme. Il existe ici des ressources en eau considérables, emprisonnées dans des nappes phréatiques fossiles (donc pas ou très peu réalimentées…). Cette eau remonte naturellement par des failles, créant pas moins de 200 sources artésiennes.
Un des canaux d’irrigation, permettant de répartir au mieux les eaux.
Autour de ces sources, une palmeraie s’est développée. On dénombre environ 400 000 palmiers dattiers (sisi, j’ai compté !) produisant une datte très réputée : la Deglet-Nour.
A l’assaut de la Palmeraie : 1 palmier, 2, 3, 10… Plus que 399 990…
Sous une grappe de dattes.
Ca me donne pas un air de Louis XVI ou de Bernadette Chirac ?
Ces ressources en eau sont primordiales pour la survie de l’oasis. Depuis quelques dizaines d’années, les sources s’épuisent, il faut mettre en place des forages pour maintenir l’alimentation de la palmeraie. On pourrait croire que la rareté de l’eau inciterait à l’utiliser avec parcimonie… et bien non.
Récemment, un golf a été ouvert. L’eau est également utilisée pour chauffer les serres, et permettre la production hivernale de fraises pour l’Europe par exemple.
Juste à l’entrée de Tozeur, on remarque également une fontaine, pas naturelle évidemment. Il s’agit d’un forage artésien. L’eau remonte et jaillit à 40° environ (soit une nappe à 1000m de profondeur environ). Un serpentin a été construit autour du forage, permettant à l’eau de se refroidir. Cette eau ne semble pas être utilisée, mais laissée aux touristes qui veulent se délasser. Du pur gaspillage…


Le serpentin autour du forage. 30 tours, soit environ 1500m, permettant à l’eau de s’équilibrer à la température ambiante.
Enfin, c’est à Tozeur que nous avons vu nos premiers dromadaires (Une seule bosse… Il n’y a pas de chameau en Tunisie). C’est également ici que des steaks de dromadaire sont proposés dans les restos. C’est très bon, finalement assez tendre, et il y a moins d’os que dans la viande d’agneau !
Un petit couscous au steak de dromadaire, rien de mieux pour se remettre des longues heures de route !
Sur ce, je vous souhaite une bonne digestion, et vous dis à très bientôt pour la suite de la découverte du désert.