Bonjour! A travers ce blog, vous pouvez revivre mon séjour en Tunisie, avec photos, vidéos et bonne humeur à la clé! Bonne visite!
Bonjour à tous !
Après un samedi à attendre encore en vain les orages sur mon terrain, j’ai passé tout mon dimanche sous terre…
En effet, le groupe de rando présenté la semaine dernière avait planifié une sortie spéléo, en partenariat avec le club de Bizerte.
La cavité visitée se trouve donc au-delà de Béja, dans le nord-ouest de la Tunisie. Soit plus de 2 heures de route.
Les concrétions présentes dans la grotte.
C’est tout blanc, ça brille de tous les côtés.
Après une rude approche à travers le maquis (il faut dire que le sentier ressemble bien plus à une trace de sanglier qu’à un GR…), nous arrivons à l’entrée de la grotte. Enfin, le vocabulaire adéquat serait plutôt Trou de souris. Pas même 5 m de parcourus qu’il faut déjà se mettre sur les coudes et les genoux, pour avancer en rampant !
L’entrée !
On distingue 2 pieds qui arrivent…
Pourtant mieux vaut passer la tête tout d’abord, comme au 1er jour !
L’entrée est donc un couloir minuscule, qui s’agrandit au bout de 10m en vaste allée. Au bout, un promontoire qui surplombe la première salle. Un petit rappel est alors nécessaire pour descendre. De ce point, la vue est magnifique : la salle à nos pieds, les concrétions sur les murs, et quelques belles stalactites se dévoilent au passage de nos faisceaux lumineux :

La première salle, recouverte de concrétions blanches et ocres.

De nouvelles concrétions.
Celles-ci sont composées de milliers de cristaux de calcite, donnant cet aspect en paillettes.
Un peu plus loin, une seconde salle, immense (20x30x15 m peut-être). On y arrive via deux accès : un large couloir, par le haut, ou un nouveau trou de souris, en bas. Ce dernier passage est rigolo : au fond, il y a une petite vasque (15cm d’eau), qu’il faut franchir, puis il faut ramper dans de la glaise !
Par ci par là, différentes petites cavités, difficilement accessibles, nous réservent de magnifiques stalactites et draperies. Elles sont récentes, toutes blanches :
Le plafond est souvent recouvert d’une multitude de stalactites blanches. Vive le casque !
Après avoir exploré, puis mangé, nous sommes ressortis… Difficilement, il fallait extraire tout le monde, avec cordes et échelles. Ainsi, je remercie Mr Salino pour les ateliers de cordes du Primaire
, et le club de Spéléo pour la durée de l’opération !
Et oui…faut toujours penser à ressortir un jour !
Un fois dehors, un petit décrassage s’est imposé dans la rivière de la vallée (au passage, le plus gros débit vu depuis mon arrivée en Tunisie, à part en période de crues !) :

Cette sortie spéléo m’a également permis de découvrir les environs de Béja, que je vais vous présenter rapidement !
Béja se trouve à 100 bornes de Tunis, en direction du Kef et de Tabarka, au nord-ouest donc. Cette région est très humide, probablement plus que le littoral languedocien. Le relief est peu développé, les plaines se succèdent, entrecoupées de collines et barrages.
Bref, en y additionnant une terre très fertile, on obtient le grenier à céréales de la Tunisie :

Au passage, une petite curiosité géologique :
On remarque des couches un peu dans tous les sens, une fois vers la gauche, une fois vers la droite, enfin vers le bas…
Sacré bordel !
De part ces qualités climatiques, cette région est une étape incontournable pour les oiseaux migrateurs. Le Parc d’Ichkeul, en direction de Bizerte, est ainsi classé Réserve Mondiale de l’Unesco.
Béja, pour sa part, est un site très prisé par les cigognes. Autant j’en avais déjà croisées du côté d’Hammamet, ou sur le Cap Bon, autant à Béja, ce sont des colonies entières qui y nichent.
La preuve, ce rond point aménagé, signe que la cigogne fait partie intégrante de la vie locale :
A Béja, on est accueilli par des cigognes !
On remarque également un épi de blé, rappelant la forte activité céréalière du gouvernorat.
De part cette présence importante, les autorités se sont adaptées, en aménageant des sites pour que les migrateurs puissent nicher. Devinez où : au sommet des pylônes téléphoniques et électriques !
Un nid.
Notez la plate forme spécifique installée.
Sur ce, je vous laisse, je vais me replonger dans le magnifique Vol des Cigognes, de Grangé !
A bientôt !