Bonjour! A travers ce blog, vous pouvez revivre mon séjour en Tunisie, avec photos, vidéos et bonne humeur à la clé! Bonne visite!
Bonjour à tous !
Retour aujourd’hui dans le sud de la Tunisie !
Après la découverte de l’oasis de Ksar Ghilane, la route nous mène tout droit à Matmata. J’y suis donc passé en octobre dernier, puis de nouveau fin mars.
Attention, il ne faut pas confonfre Matmata l'ancienne, ici présentée, avec Matmata Nouvelle, ville sans intérêt notable, construite récemment dans la plaine.
Voir sur GoogleEarth (Explications)
L’arrivée à Matmata, depuis Douz.
Situé à mi-distance entre Douz et Djerba, Matmata marque l’entrée dans le Dahar. Ce massif montagneux, spectaculaire, forme un gigantesque plateau. A l’est, en contrebas, se trouve la plaine de Gabès/Djerba/Médenine. A l’Ouest, c’est le grand Erg, le désert. Et au milieu, donc, le Dahar.
On trouve une alternance de roches plus ou moins dures, formant différentes terrasses. Dans les parties tendres, les ruissellements forment un paysage d’érosion exceptionnel.
La vue vers le Nord. On distingue Matmata Nouvelle, au fond.
La route zig zag difficilement…
La vue vers l’Est. Au fond, la mer, et Djerba.
Le paysage est lunaire, ou martien, comme on veut !
Evidemment, cette vaste plaine est un no man’s land.
Matmata se trouve dans une cuvette, au niveau d’une énorme couche d’argile.
De tous temps, cette particularité géologique a été valorisée par les civilisations. Ainsi, les Romains, puis les Berbères, se sont installés dans cette cuvette. Les habitations sont typiques et originales : elles sont creusées dans l’argile.
Pour chaque habitation, on retrouve une cour centrale, de 5 à 10 m de profondeur, ouverte. vers le ciel. Taillées dans ses flancs, plusieurs salles, dont la cuisine, les chambres, ou encore la réserve de nourriture.
Ces troglodytes disposent ainsi de la climatisation naturelle de l’argile : il fait bien plus frais l’été, et plus chaud en hiver.
Autre particularité : une citerne se trouve sous la cour centrale. Elle permet le drainage et le stockage des eaux de pluie, évitant l’inondation de la maison en cas de trop forte pluie.

La cour d’un hôtel de Matmata. On est environ à 7 m sous terre.
Une autre habitation, envahie par les touristes…
Nous nous étions incrustés au milieu d’un car de suédoises….
Matmata récupère un flot considérable de touristes. Une raison simple : certaines troglodytes ont servi de décors à la saga de Georges Lucas, Star Wars, en 1976. Du coup, tous les fans déboulent ! C’est bien dommage, les habitants deviennent assez agressifs, chacun voulant que l’on visite sa maison. Mais bon, « C’est le jeu, ma po’ve Lucette ! ».
Je reviendrai sur l'épisode Star Wars dans un prochain article...
En s’éloignant un peu de l’agitation centrale, on peut accéder à un promontoire dominant toute la région. La vue y est splendide, à 360° !
On comprend mieux l’urbanisation de Matmata :
Vue générale de Matmata.
On distingue, en fond, des dizaines de trous : ce sont les habitations troglodytes !
Dans cette région, les précipitations sont très rares, mais violentes, du fait des terrains argileux et pentus. Outre l’habitat souterrain, les populations ont énormément travaillé les paysages. Les conséquences recherchées : diminution des crues, de l’érosion, et un meilleur stockage de l’eau dans les sols.
Ainsi, sur les versants, des banquettes ont été construites, pour ralentir les eaux. Quelques arbustes sont également plantés. Par ailleurs, chaque petite ravine dispose d’une multitude de barrages en pierre sèche, formant des terrasses qui stockent et infiltrent les eaux.
Le résultat dans le paysage est hallucinant : alors que, de loin, on ne voit qu’un terrain aride, tout est en fait aménagé. Tous les 200m, un barrage barre les ravines. Les palmiers se développent sur les digues, des oliviers poussent, les terrasses sont cultivées.
Sur les flancs, les banquettes, puis les terrasses barrent les ravines.
La culture devient possible, grâce à la terrasse.
Je peux vous garantir qu'une sieste sous cet olivier vaut son pesant de makrouds!
Quasiment dès la crête, les terrasses sont construites, et se succèdent.
On remarque aisément l’effet bénéfique : en amont de chaque digue, l’herbe est bien plus verte !
A suivre prochainement, la découverte du magnifique village de Toujane, perdu dans le Dahar.
A bientôt !